Glasgow Rangers : Ibrox Stadium

Glasgow Rangers : Ibrox Stadium
Ibrox Stadium, appelé à l'origine Ibrox Park, est un stade de football situé à Glasgow, sur la rive sud de la rivière Clyde. Le club des Glasgow Rangers y réside depuis 1899.
Le stade Ibrox se trouve à son emplacement actuel depuis 1899, à quelques pas seulement de son ancien emplacement.

Le 2 avril 1902, l'effondrement d'une partie de la tribune Ouest (construite en bois), provoqua la mort de vingt-cinq personnes lors d'un match international opposant l'Écosse à l'Angleterre. Environ cinq cents spectateurs furent blessés dans ce qui était alors le pire désastre de l'histoire du football.

La construction de la tribune principale (tribune sud) commença en 1929 sous la direction d'Archibald Leitch, qui avait déjà édifié les tribunes de nombreux stades britanniques, dont ceux d'Arsenal, Chelsea, Manchester United, ou encore Everton. La tribune sud d'Ibrox est aujourd'hui un bâtiment classé.

Après la construction de la tribune principale Ibrox est devenu l'un des plus grands stades de Grande-Bretagne, sa capacité étant seulement surpassée par celle d'Hampden Park, lui aussi situé à Glasgow. Le record d'affluence fut atteint en 1939 lors d'une rencontre opposant les Rangers et leurs grands rivaux du Celtic Glasgow, disputée devant 118 567 spectateurs.
Le stade ne connut pas d'évolution majeure avant la fin du XXème siècle, lorsque les tribunes Copland, Broomloan et Govan furent rénovées suite au second désastre d'Ibrox. L'incident eut lieu le 2 janvier 1971, au terme d'un derby entre les Rangers et le Celtic. Leur équipe étant menée au score, de nombreux supporters des Rangers quittèrent le stade avant le coup de sifflet final, mais l'égalisation tardive de Colin Stein déclancha un important mouvement de foule. Le bilan fut de soixante-six tués et deux cents blessés.

Les nouvelles structures furent équipées de sièges individuels, les tribunes Copland et Broomloan, situées à l'est et à l'ouest, derrière les buts, pouvaient chacune accueillir 7 500 spectateurs. La capacité de la tribune Govan, faisant face à la tribune principale, était de 11 000 places. À l'issue des travaux Ibrox était le stade le plus moderne du Royaume-Uni, bien que sa capacité totale fut considérablement réduite. Elle s'élevait maintenant à 44 000 places, dont 36 000 places assises, néanmoins le redéveloppement d'Ibrox précéda la tragédie de Hillsborough et la grande vague de rénovations qui s'en suivit.

De nouveaux travaux eurent lieu durant les années 1990 afin de suivre les recommandations du rapport Taylor. Un troisième étage, le Club Deck, fut ajouté à la tribune principale, qui fut elle aussi équipée de sièges individuels. Des virages furent édifiés entre la tribune Govan et ses voisines, afin d'augmenter la capacité totale, qui s'éleve aujourd'hui à 50 411 places. Après la fin des travaux, en 1997, le stade fut rebaptisé Ibrox Stadium.

Ibrox est classé dans la catégorie stade 5 étoiles par l'UEFA, tout comme Hampden Park, ce qui autorise la tenue de finales européennes dans les deux enceintes de Glasgow.

Le Rangers Football Club compte équiper le stade d'un casino et d'un centre de loisirs, et gagner jusqu'à 4 000 places supplémentaires en effectuant des travaux dans la tribune Govan. L'aire de jeu pourrait également être abaissée afin de permettre l'ajout de nouveaux rangs de sièges.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 02 novembre 2007 10:56

Paris Saint Germain : Parc des princes

Paris Saint Germain : Parc des princes
Le Parc des Princes est un stade situé au sud-ouest de la ville de Paris, dans le XVIe arrondissement, et sur le périphérique parisien. Propriété de la Ville de Paris, le stade est en concession à la SESE, une société filiale de Canal+, cédée en juin 2006 lors de la vente du PSG à un fonds d'investissement américain (Colony Capital), à un fonds d'investissement français (Butler) et à une banque américaine (Morgan Stanley).

Le premier Parc fut inauguré le 18 juillet 1897 sous le nom de « Stade-vélodrome du Parc des Princes », mais l'actuelle enceinte signée par l'architecte Roger Taillibert date de 1972.

Son club résident actuel est le Paris Saint-Germain depuis 1974. Le RC Paris y a séjourné de 1984 à 1990, le Paris FC de 1972 à 1974 puis en 1978-1979. Ceci concerne l'enceinte de 1972, car avant cette date, le RC Paris (1932-1966) et le Stade français (1945-1966) furent résidents au Parc. L'équipe de France de football et l'équipe de France de rugby à XV utilisèrent également ce stade avant l'inauguration du stade de France en janvier 1998.
Le Parc des Princes, depuis sa construction, a été deux fois site olympique, stade hôte de deux Coupe du monde de football, deux finales de l'Euro, dont celle de la première édition, trois finales de la Coupe des clubs champions européens, dont celle de la première édition, 54 arrivées finales du Tour de France, dont celle de la première édition, 59 matches du Tournoi des cinq nations, 127 matches de l'équipe de France de football, 33 finales de Coupe de France de football, 31 finales du Championnat de France de rugby, la finale de la première édition de la Coupe du monde de rugby à XIII, le premier reportage sportif télé en direct en France, et même des championnats du monde de boxe ou des spectacles musicaux.
Le stade du Parc des Princes doit son nom a un espace boisé situé entre le Bois de Boulogne et la Porte de Saint-Cloud qui fut utilisé dès le XVIIIe siècle comme un lieu de détente, de chasse et de promenade prisé par le roi et les princes royaux. Ce caractère est renforcé durant la première moitié du XIXe siècle avec l'adoption par la bourgeoisie parisienne de ces plaisirs jadis réservés à la noblesse. Purement naturel jusqu'en 1855, le site connaît ses premiers aménagements urbanistiques avec le percement d'une route donnant le coup d'envoi du développement du futur quartier du Parc des Princes. Il semble que le nom de « Parc des Princes » fasse son apparition à cette période en reprenant les termes de Route des Princes et de Porte des Princes, en usage dès le XVIIIe siècle[1]. Le Parc n'est pas sur le territoire de la ville de Paris mais après l'annexion des communes limitrophes voulue par Napoléon III en 1860, le site se retrouve à cheval sur les territoires de Paris et Boulogne-Billancourt.

En 1882, une station d'étude scientifique appelée « Station Physiologique du Parc des Princes » s'installe sur le site, à proximité de l'actuel Stade Roland-Garros. Étienne-Jules Marey y mène des recherches sur la Chronophotographie. Cet institut fut détruit en 1979 pour permettre l'extension de Roland-Garros[2]. Ainsi, le Parc des Princes était un vaste espace qui ne se limitait pas seulement aux quelques hectares de l'emprise de l'actuel stade.
Le Stade-vélodrome du Parc des Princes est inauguré le 18 juillet 1897. À l'occasion de cette inauguration, l'accès aux tribunes est toutefois interdit par décision préfectorale! Faites à la hâte, ces tribunes inquiètent les autorités qui n'accorderont leur feu vert qu'après travaux de renforcement[3].

L'enceinte d'origine compte 3200 places assises[4] et est ceinturée par une piste cycliste de 666,66 mètres de longueur[5]. Henri Desgrange, alors chroniqueur à Vélo puis directeur de L'Auto-Vélo à partir du 16 octobre 1900, en est le directeur[6]. En 1903, Desgrange met en place le Tour de France qui achèvera son parcours sur la piste du Parc jusqu'en 1967. Le cyclisme sur piste est d'ailleurs le sport vedette au Parc et la piste de la Porte de Saint-Cloud accueille les championnats du monde de cyclisme sur piste en 1900.

Le 28 février 1899, la demi-finale du Championnat de France de football USFSA se tient au Parc : Le Havre AC 1, Iris Club Lillois 0. C'est le premier match de football disputé officiellement au Parc[7]. Les finales du championnat USFSA 1903, 1905, 1907 et 1910 ont également lieu au Parc.

Le XV de France dispute sa première rencontre officielle face aux All Blacks le 1er janvier 1906, sur la pelouse du Parc devant plus de 3000 spectateurs[8]. Le premier match officiel de l'équipe de France de football joué sur le sol français se tient également au Parc. Le 12 février 1905, les Français s'imposent 2-0 face à la Suisse.

Devant le succès des manifestations présentées, la capacité du Parc est portée à 10 000 places dès avant la Première Guerre mondiale. Après le conflit, la tenue des Jeux Olympiques à Paris en 1924 permet au Parc d'être encore agrandi (20 000 places). Le Parc, Colombes et Pershing furent candidats au statut de stade olympique principal. Après des débats animés, le gouvernement français désigne le Parc des Princes comme stade principal des Jeux en 1922, mais la Ville de Paris refuse de financer les travaux. On évoque même un temps un repli des Jeux à Lyon... Au nom d'une politique du « Grand Paris », et grâce à un financement du Racing Club de France, le stade de Colombes est finalement désigné[9]. Colombes en profite pour être doté de 60 000 places, rendant le Parc obsolète. Pendant un demi-siècle, Colombes constituera un solide concurrent au Parc.

Dans la foulée des Jeux de 1924 où le Parc des Princes, comme en 1900, accueille quelques épreuves olympiques, la Ville de Paris, propriétaire de l'enceinte, signe un contrat de concession de quarante ans avec le quotidien sportif L'Auto. Le loyer se monte à 4% des recettes[
Après 270 jours de travaux, le Parc rénové est inauguré le 23 avril 1932[11]. Il offre 45 000 places à son ouverture, puis 40 000, sécurité et confort oblige (26 000 places assises). Les tribunes ont déjà leurs noms actuels : Présidentielle (ou Tribune de L'Auto), Paris (ou Tribune du Tour de France), Auteuil et Boulogne. Mieux situé que Colombes, le « nouveau » Parc fait l'unanimité. Le RC Paris s'y installe dès la saison 1932-33. Après la guerre, le Stade français et le RCP se partagent l'enceinte de la porte de Saint-Cloud. En moyenne, le Parc accueille pendant les trois décennies suivantes deux à trois matches de football par semaine (levers de rideaux non inclus!).

Le stade compte une piste cycliste en ciment rose de 454 mètres de longueur. Le tunnel d'accès se situe à droite de la tribune Boulogne. Lors de l'inauguration d'avril 1932, seules les tribunes sont bâties et le stade s'équipera durant les années suivantes. Les deux tribunes latérales sont déjà couvertes en 1932, mais les virages sont couverts au milieu des années 1950. Les fameuses facades du stade datent de la fin des années 1930.

Le 25 juillet 1948, l'arrivée du Tour de France est retransmise par la télévision en direct depuis le Parc des Princes. Jacques Sallebert assure le commentaire de ce premier reportage sportif en direct en dehors des studios de la télévision française.[12].

Le cyclisme, le football et le rugby ne sont pas les seuls sports pratiqués au Parc. La boxe anglaise y a également de droit de citer. Le boxeur français Marcel Thil s'empare ainsi du titre de champion du monde des poids moyens au Parc le 11 juin 1932 face à l'Américain Gorilla Jones.

La première rencontre en nocturne se dispute le 26 mars 1952. L'éclairage est assuré par 136 ou 186 projecteurs, selon les cas (cyclisme ou football). C'est dans ses conditions que ce tient la finale de la Coupe Latine de football le 29 juin 1952 puis la première édition de la finale de la Coupe d'Europe des champions européens le 13 juin 1956. A cette période, le stade compte 40 550 places : 5000 en tribune de L'Auto, 6000 en tribune du Tour de France, 11 300 places en tribunes A, B, C et D, 11 200 places dans les virages, 3000 places de banquettes (chaise de piste) et 3500 praticables devant le virage Auteuil[13].

Le 13 novembre 1954, la finale de la première Coupe du monde de rugby à XIII a lieu au Parc et voit la victoire des Britanniques sur l'équipe de France par 16 à 12 devant 30 368 spectateurs.

Le Tour de France et le cyclisme font leurs adieux au Parc en 1967. Raymond Poulidor est le dernier vainqueur sur la piste rose de la porte de Saint-Cloud à l'issue d'une étape du Tour disputée contre la montre. Dès le lendemain de cette arrivée, la démolition de la piste cycliste débute. Le Boulevard périphérique de Paris est en construction, et son tracé passe juste en dessous du stade. Deux des quatre tribunes sont alors détruites afin de laisser la place au chantier du périphérique. Durant deux années, la position de la Ville de Paris sur l'avenir du Parc est floue. En revanche, le mécontentement des spectateurs relayés par les médias devient pressant. Les conditions de sécurité les plus élémentaires sont négligées, et engins de chantier, poutrelles provisoires et autres points hauts servent de tribunes sauvages aux resquilleurs.

L'hebdomadaire France Football publie le 21 janvier 1969 la photo de la maquette du « nouveau » Parc des Princes. En raison du grand nombre de promesses non tenues en matière d'enceintes sportives à Paris depuis toujours (sic), FF précise en titre de son article : « Ceci n'est pas un poisson d'avril ».

Le dernier match au « vieux » Parc des Princes déjà en travaux depuis le 8 juillet 1967 se tient le 14 juin 1970 ; C'est la finale du dernier Championnat de France Amateurs entre les Pierrots de Strasbourg et l'UMS Montélimar devant 2061 spectateurs. Le Strasbougeois Kohler qui marqua l'unique but de cette partie est le dernier buteur dans cette enceinte mutilée par les travaux[14]. Après cette rencontre, le stade devient, pour 23 mois, un chantier interdit au public.
Roger Taillibert est l'architecte de la nouvelle enceinte. Malgré un doublement du budget initial, la facture finale de 150 millions de francs apparaît très raisonnable comparée aux stades du même gabarit construits à la même période, notamment en Allemagne. Le Parc est le premier stade d'Europe à être doté d'un éclairage intégré au toit et aucun des 49 700 spectateurs n'est à plus de 45 mètres d'une ligne de touche. Les critiques sont toutefois nombreuses : les 164 mètres séparant les tribunes d'Auteuil et de Boulogne, l'absence de parking et la capacité réduite font jaser. Le degré d'inclinaison idéal d'une tribune est alors un sujet qui passionne les lecteurs des revues de football.

La concession avec L'Auto puis L'Équipe étant arrivée à échéance, la Ville de Paris se tourne vers les fédérations françaises de football et de rugby à XV pour en faire les concessionnaires du Parc. Un bail de 18 ans est signé le 25 mai 1972 ; Il sera ensuite prolongé jusqu'en 1988[réf. nécessaire].

L'inauguration du « nouveau » Parc des Princes a lieu le 25 mai 1972 à l'occasion du match olympique de football France-URSS[15]. La finale de la Coupe de France de football 1972 qui se tient au Parc une semaine plus tard (4 juin 1972) n'est que le deuxième match disputé dans la nouvelle enceinte. Finale de la Coupe oblige, le président de la République Georges Pompidou assiste au match, et nombre de sources indiquent cette rencontre comme match inaugural de la nouvelle enceinte.

Conçu pour le football et le rugby, le Parc accueille sa première rencontre de XV le 1er novembre 1972. L'AS Béziers, double championne de France en titre, accueille les Gallois de Neath RFC pour une victoire héraultaise 29-17. Le 13 janvier 1973, le XV de France y bat l'Ecosse 16-13.

Le Paris Saint-Germain évolue pour la première fois au nouveau Parc des Princes à l'occasion d'un match de championnat de D2 face au Red Star joué en lever de rideau d'un match de D1, Paris FC-Sochaux (10 novembre 1973)[16]. Il faut toutefois attendre juillet 1974 pour voir le PSG devenir « club résident » du Parc.

En août 1992[17], le groupe Canal+ prend le contrôle de la Société d'exploitation sports et événements (SESE), fondée par Jean-Claude Darmon et Perrier, qui détient la concession du Parc des Princes depuis juin 1988. Le Paris Saint-Germain paiera désormais son loyer à Canal+. 8% des recettes HT de la SESE reviennent à la Ville de Paris au titre de la concession d'exploitation, avec un minimum garanti de 4,28 millions de francs. C'est à peu près le coût moyen des travaux d'entretien annuel à la charge du propriétaire, la Ville.

Stade de France oblige, le Parc accueille sa dernière finale de la Coupe de France de football le 12 mai 1997. L'OGC Nice est le 17e club couronné au Parc à l'issue de cette 33e finale de la Coupe Charles Simon disputée Porte de Saint-Cloud contre les Bretons de l'En Avant de Guingamp ( 2-1 ).

Dans la foulée, le 126e des Bleus joué au Parc des Princes a lieu le 11 juin 1997 : France - Italie 2-2. Ce décompte de 126 rencontres ne prend en compte que les matches dits « officiels », excluant par exemple les parties mettant aux prises les Bleus à des équipes de club.

Pour son dernier match au Parc, le XV de France explose face à l'Afrique du Sud par 10 à 52 (22 novembre 1997). Le 15 mars de la même année, les Bleus fêtaient pourtant sur cette même pelouse la gain du Grand Chelem lors du Tournoi des V nations.

Pour la réception de la Coupe du Monde 1998, le Parc des Princes se contente d'un lifting minimum. Les fauteuils, après 26 années de service, sont changés. Les tribunes hautes seront désormais exclusivement bleues; bleue et jaune précédemment. Coût de ces travaux : 44 millions de francs à la charge de la Ville de Paris.

Le 28 juin 1999, la Ville de Paris étend pour 15 années supplémentaires la concession d'exploitation du Parc des Princes à la SESE. Cet accord permet le début de travaux de rénovation autrement plus ambitieux qu'à l'occasion de la Coupe du monde en 1998. Ces travaux sont co-financés par la Ville de Paris (78 MF) et par la SESE (53 MF). Stade de France oblige, les équipes nationales de football et de rugby désertent le Parc, entraînant une baisse de recettes pour la SESE. Aussi, le contrat liant la Ville et la SESE est bien moins exigeant que par le passé. Au grand désespoir des riverains, plusieurs concerts sont désormais autorisés chaque saison au Parc... Afin de compenser la perte de recettes, le minimum garanti versé à la Ville est divisé par deux, passant à deux millions de francs par an.

Le Paris Saint-Germain s'approprie alors pleinement le stade, et le siège du club y est transféré dans un nouveau bâtiment le 18 février 2002. Le PSG hésite a ouvrir ses portes au club de rugby à XV du Stade français Paris, mettant en avant les dégâts qu'occasionneraient à la pelouse par les rugbymen. Dans un premier temps, les bons rapports entre les deux clubs permettent au club du président Max Guazzini d'organiser quelques rencontres au Parc devant des tribunes pleines et festives. La finale de la Coupe d'Europe de rugby à XV 2000-2001 y a lieu tandis que cinq matchs de la Coupe du monde de rugby à XV 2007 sont programmés à la porte de Saint-Cloud, dont la finale pour le troisième place. Mais il devient de plus en plus difficile pour le Stade français de programmer ses matchs de championnat face à la réticence du PSG[18].

Suite à la vente en juin 2006 du PSG par Canal+ à un fonds d'investissement américain (Colony Capital), à un fonds d'investissement français (Butler) et à une banque américaine (Morgan Stanley), la concession du Parc des Princes passe sous contrôle des nouveaux propriétaires du club parisien. Le contrat de concession de la Ville de Paris, propriétaire du Parc, court jusqu'en 2014.

Le 12 septembre 2007, l'équipe de France de football revient au Parc pour y disputer un match contre l'Écosse en match qualificatif pour l'Euro 2008.
La démolition de l'ancien Parc débute le 8 juillet 1967, mais les travaux du nouveau stade ne s'engagent qu'en novembre 1969. Programmés sur douze mois, les travaux s'étendent en fait sur 29 mois[19]. La complexité de l'ensemble explique ces retards. Le stade dessiné par l'architecte Roger Taillibert est en effet avant-gardiste tandis que le passage du boulevard périphérique sous le stade nécessite la construction de piliers souterrains encadrant le tunnel routier afin d'offrir des points d'appui suffisamment solides pour supporter le poids des 77 000 m³ de béton et les 7000 tonnes d'acier de l'enceinte[20].

Le stade, de forme elliptique (grand axe de 251,50m et petit axe de 191m), s'appuie sur des portiques en porte-à-faux qui donne son cachet extérieur au Parc. Ces portiques n'ont pas les mêmes dimensions et treize modèles différents sont nécessaires pour ceinturer l'enceinte. Taillibert décide d'intégrer au toit les 172 projecteurs nécessaires pour les matchs en nocturne ; À l'origine, quatre mats d'éclairage étaient prévus.

Les tribunes sont sur deux étages : rouge en bas, bleu en haut. En tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, les gradins sont nommés ainsi :

Tribune Auteuil - derrière les buts, à gauche par rapport aux caméras TV
Tribune Paris (G, H, I, J, K) - latérales, en face des caméras TV
Tribune Boulogne - derrière les buts, à droite par rapport aux caméras TV
Tribune présidentielle (A, B, C, D, E, F) - latérales, du même côté que les caméras TV
Nota : lors des matchs du PSG, la tribune F est réservée aux supporters visiteurs.

Sa capacité jadis de 49 691 (dont 200 en tribune de presse), puis de 48 527 places, plafonne de 1998 à septembre 2006 à 44 283 places (données UEFA). 44 053 places normales plus 230 places VIP. Cette capacité d'accueil est confirmée par les faits. Depuis 2001, et malgré plus de 40 matches joués à guichets fermés au Parc, le PSG n'y a jamais dépassé une affluence de 43 930 spectateurs.

En août-septembre 2006, certains fauteuils sont remplacés, mais des fauteuils rouges sont installés en tribune haute au milieu des fauteuils habituellement bleus, tandis qu'à l'inverse des fauteuils bleus sont installés en tribune basse au milieu des fauteuils habituellement rouges. On voit désormais l'inscription « PSG » écrite dans la tribune Paris. Ces travaux permettent de gagner quelques centaines de places (nombre non encore précisé) en redotant les premières rangées des tribunes Boulogne et Auteuil de fauteuils, démontées depuis 1997 pour raison de sécurité. L'affiche PSG-OM du 9 septembre 2006 est la première rencontre a se disputer dans cette nouvelle configuration, avec une affluence record depuis six saisons : 44 431 spectateurs.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 02 novembre 2007 10:26

Liverpool : Anfield

Liverpool : Anfield
Anfield est l'un des deux stades majeurs de Liverpool. C'est actuellement l'antre du Liverpool FC. Sa capacité actuelle est de 45 362 places, toutes assises.

L'enceinte d'Anfield, située sur Anfield Road, est inaugurée le 28 septembre 1884 par le rival Everton. Les Blues d'Everton quittent Anfield en mars 1892 suite à une scission qui donne naissance au Liverpool FC, tandis qu'Everton fait bâtir un stade flambant neuf : Goodison Park.

Le stade compte 18 à 20 000 places quand Everton y évolue, et il faut attendre 1905-1906 pour voir les premiers travaux d'envergures à Anfield. L'architecte écossais Archibald Leitch les signe. La nouvelle enceinte est inaugurée le 1er septembre 1906 devant 32 000 spectateurs.

La tribune la plus mythique de ce stade de légende est incontestablement le Kop, ou plutôt le Spion Kop, du nom d'une colline ou se déroula une bataille de la guerre en Afrique du Sud en janvier 1900. Les historiens britanniques ont identifié deux tribunes surnommées Spion Kop avant que ce terme n'entre en usage à Liverpool : à Arsenal et à Birmingham. C'est le journaliste Ernest Edwards qui surnomme ainsi la tribune d'Anfield le 29 septembre 1904 dans un article du Liverpool Daily Post présentant le derby Liverpool-Everton. Cette tribune accueille jusqu'à 28 000 spectateurs après les travaux de 1928. La nouvelle tribune est inaugurée le 28 août 1928.

Le record d'affluence à Anfield est enregistré le 2 février 1952 à l'occasion d'un match FA Cup opposant Liverpool FC aux Wolverhampton Wanderers FC : 61 905 spectateurs. Le stade est équipé d'un système d'éclairage pour les matches en nocturne en octobre 1957.

Suite à des incidents en décembre 1966 au cours desquels les services médicaux sont incapables de se frayer un chemin parmi la foule compacte du kop, la capacité est réduite de 28 à 20 000 puis à 16 480 après le drame du Heysel (1985). Après le drame de Sheffield qui condamne définitivement les places debouts, le kop ne comprend que des places assises depuis 1994 (12.409 places).

Le tunnel d'accès des joueurs comporte une pancarte accrochée par le mythique entraineur des Reds, Bill Shankly : « This is Anfield ».

Le stade comprend une stèle à la mémoire des 96 victimes de la tragédie d'Hillsborough. Cette stèle se trouve à côté du portail d'accès au Kop, où figure en fer forgé la devise « You'll never walk alone ».

Un nouveau stade de 60 000 places (Stanley Park) est à l'etude pour remplacer Anfield devenu difficilement extensible. Ce monument historique sera sans doute démoli par la suite.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 02 novembre 2007 10:19

Lyon : Stade de Gerland

Lyon : Stade de Gerland
Le Stade de Gerland (et non Stade Gerland) est l'enceinte sportive principale de la Ville de Lyon. Situé dans le quartier de Gerland, il est actuellement utilisé par L'Olympique lyonnais.

Ce site est desservi par le métro de lyon : Station Stade de Gerland, sur la ligne B, ainsi que par la ligne de bus n°96, arrêt du même nom que le métro
Œuvre de l'architecte lyonnais Tony Garnier, le Stade de Gerland fut mis en chantier en 1913. La Grande Guerre stoppa net les travaux qui reprennent en 1919, avec l'aide de prisonniers de guerre allemands. L'enceinte est finalement opérationnelle en 1920.

Ne disposant pas de tribunes couvertes à son inauguration, le stade connaît des vagues d'aménagements successifs. La piste cycliste qui ceinturait le terrain de football est ainsi sacrifiée dès la fin des années 1960 afin d'augmenter la capacité d'accueil dépassant alors la barre des 50 000 places (51 860) en 1984 pour accueillir des matchs du Championnat d'Europe de football. Les sept couloirs d'athlétisme mis en place au début des années 1970 sont également détruits et remplacé par des fosses.

Afin recevoir la Coupe du monde de football en 1998, le stade subit de nombreux changements. Tout d'abord, les deux virages sont démolis (à l'exception du mur d'enceinte composé d'arcades) et reconstruits. Désormais couverts, ils sont beaucoup plus proches du terrain que les anciens, mais ont également perdu en capacité. D'autre part, les tribunes latérales voient leurs sièges entièrement changés : les anciens bancs en bois sont remplacés par des places individuelles. La capacité du stade est ainsi réduite à 43 051 places.

Pendant l'été 2005, à l'instar de la tribune Jean Jaurès, la tribune Jean Bouin est dotée de loges afin d'attirer de nouveaux partenaires à l'Olympique lyonnais. Le stade perd quelques places suite à cette modification.

Enfin, en janvier 2007, la pelouse est entièrement changée par une nouvelle en provenance du Portugal (elle ne l'avait jamais été depuis la construction du stade).
Le stade comprend deux virages le Nord et le Sud, et deux tribunes se faisant faces, la tribune Jean Jaurès et la tribune Jean Bouin.

L'enceinte n'est pas retenue pour la Coupe du Monde 1938. Il est utilisé par l'Olympique lyonnais depuis 1950, tandis que le L.O.U. (ancêtre de l'OL) évoluait avant cette date au Stade des Iris.

Les quatre portes du stade sont classées monument historique depuis 1967 (arches).
# Posté le vendredi 02 novembre 2007 05:53

Olympique de Marseille: Stade Velodrome

Olympique de Marseille: Stade Velodrome
Le Stade Vélodrome est une enceinte sportive principalement destinée aujourd'hui aux sports collectifs de terrain, c'est le deuxième plus grand stade français après le Stade de France. Il est situé dans les quartiers sud de la ville de Marseille, sur le boulevard Michelet, le stade fait partie d'un vaste plateau sportif englobant le Palais des sports de Marseille et divers terrains d'entrainement. Il accueille principalement des matchs internationaux de rugby et des matchs de football, dont ceux de l'Olympique de Marseille qui y réside. Des concerts y sont aussi organisés, il est la propriété de la ville de Marseille.

L'enceinte originale fut inaugurée le 13 juin 1937 par un match de football. Le stade tire cependant son nom d'un autre sport : jusqu'aux années 1980 une piste destinée aux compétitions de vélos prenait place autour de sa pelouse. Celle-ci de moins en moins usitée au fil des ans, reste néanmoins célèbre pour les supporteurs marseillais de football : cette piste en pente qui prolongeait les gradins servait de toboggan géant à ces derniers pour envahir la pelouse à la fin des matchs, aujourd'hui une fosse sépare les gradins de la pelouse. L'enceinte actuelle à été remodelée lors de la Coupe du monde 1998.
L'enceinte du Stade Vélodrome conçue initialement par Henri Ploquin accueille les matchs de l'OM depuis juin 1937. Il a été inauguré par une victoire en amical face aux Italiens du Torino avec le score de 2 à 1. Le Stade Vélodrome portait alors bien son nom, puisque des compétitions cyclistes y étaient organisées. Au fil des ans, les gradins ont remplacé la piste cyclable qui bordurait le terrain.

Le Stade Vélodrome est la propriété de la municipalité. Depuis son inauguration, l'utilisateur principal de l'enceinte est l'Olympique de Marseille. Le stade connait plusieurs liftings, en 1984 et 1998 notamment qui le transforme en enceinte de près de 60.013 places. On étudie la possibilité ces prochaines années d'agrandir encore le Stade (80.500 places), mais surtout de couvrir les tribunes, et d'aménager des boutiques et de nouveaux parkings . Le stade doit son nom au fait qu'il fut ceinturé jusqu'au milieu des années 1980 par une piste cycliste. Aujourd'hui le Vélodrome vibre pour le football, évidemment, mais aussi le rugby avec quelques affiches de l'équipe de France. À noter que l'OM traina des pieds pour aller jouer au Vélodrome avant la guerre, car le club était propriétaire du coquet stade de l'Huveaune où il évoluait depuis le début du siècle.

L'OM fut longtemps très hostile au Stade Vélodrome, le « stade de la Mairie ». Pour les supporteurs Olympiens de l'entre-deux-guerres, le vrai stade de l'OM était le Stade de l'Huveaune, propriété de l'OM et dont l'érection des tribunes fut financée par les supporteurs au début des années 1920. La guerre met fin à ce problème, car au sortir du conflit, l'OM n'est plus propriétaire du Stade de l'Huveaune. À la recherche d'un appui de la Mairie de Marseille, inexistant jusque là, le président Leclerc ralluma la guerre des stades à la fin des années 1960 en refaisant jouer l'OM à l'Huveaune. La Mairie céda, et l'OM accepta alors d'évoluer au Vélodrome.

À l'occasion de la Coupe du monde 1998, le stade a été totalement rénové et a vu sa capacité passer de 42 000 à 60 013 places, soit 32km de gradins. Le record d'affluence (58 897 spectateurs) remonte à la réception de Newcastle United en demi-finale de coupe UEFA, le 6 mai 2004 (2-0).

Le Stade Vélodrome a accueilli sept rencontres du Mondial 98 dont le premier match de l' Équipe de France contre l' Afrique du Sud, le quart de finale Argentine-Pays-Bas et la demi-finale Brésil-Pays-Bas.

Depuis 1998, le Stade Vélodrome a accueilli deux autres matchs de l'Équipe de France, contre le Maroc en 1999 et contre les FIFA All-Stars en 2000.

A l'occasion de la Coupe du monde de rugby à XV 2007 il a accueilli six matchs dont deux quarts de finale (Australie/Angleterre et Afrique du Sud/Fidji).

Les quatre tribunes du stade portent des noms de sportifs (le coureur à pied Jean Bouin, le cycliste Gustave Valentin Ganay), d'une figure historique de la peste de 1720 (Virage Sud Chevalier Roze), ainsi que d'un boxeur marseillais de la belle époque, Virage Nord Ray Grassi qui a été rebaptisé du nom d'un supporter charismatique (Patrice de Peretti, dit "DePé", mort accidentellement en juillet 2000).

Très critiqué et peu aimé par les marseillais notamment pour son architecture (pas de toiture, aucune résonance acoustique), Le Stade Vélodrome est l'objet depuis 2003 de plusieurs projets visant à le moderniser (couverture) et même l'agrandir, mais pour l'instant cela reste en suspens. Le dernier projet datant de 2005, suivi par Thomas Longeault, serait de le couvrir et d'augmenter sa capacité de 60 013 à 80 500 places assises. Le projet n'en est qu'à ses débuts, et n'a rien qui prouve la réalisation des travaux.
# Posté le vendredi 02 novembre 2007 05:48